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    • Une reconnaissance statutaire des dispositifs de remobilisation

    La reconnaissance des dispositifs d’accompagnement et de remobilisation des jeunes qui ont pour objectif de ramener les plus fragiles d’entre eux vers une formation, un emploi, une qualification

    Chiffre-clé

    La France compte aujourd’hui 1,9 millions de NEETs : ni étudiant, ni employé, ni stagiaire.

     

    Aujourd’hui

    En accompagnant les jeunes dans les différents domaines que sont le logement, la santé, la formation et l’emploi, on favorise l’acquisition des compétences sociales et la construction de liens. Mis en situation d’autonomie sans être pour autant « lâchés », les jeunes expérimentent le quotidien d’adulte responsable et autonome, jusqu’à se sentir prêts à voler de leurs propres ailes.

     

    Proposition

    Reconnaître les dispositifs d’accompagnement et de remobilisation des jeunes qui ont pour objectif de ramener les plus fragiles d’entre eux vers une formation, un emploi, une qualification.

    Il faut donner aux jeunes inscrits dans ces dispositifs le statut de « stagiaire de la formation continue » sur des modalités similaires à celles de la Garantie jeunes. Ce statut déclenche la possibilité d’une mise en situation professionnelle, donnant droit à l’ouverture de droits relatifs à la protection santé, à la prise en charge des accidents du travail, à la rémunération, à l’accès au logement et aux transports.

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Martin

Martin

16 ans en 2017

En bac pro maintenance des équipements industriels.

« Ma prof m’a parlé du projet de concertation avec les jeunes et ça m’a bien plus. On a fait des lettres pour dire ce qu’on voulait de nouveau. On a pris les meilleures idées pour les mettre dans le livre. On a bien débattu dessus et on a réussi à sortir des arguments intéressants. Par exemple la valorisation de l’apprentissage c’est important pour nous et important à faire savoir aux lecteurs. L’apprentissage n’est pas valorisé, on nous considère comme moins bons que les autres alors que ce n’est pas du tout ça. Là, dans ce livre c’est le point de vue des jeunes, c’est les changements liés aux jeunes, pas ceux des adultes. J’espère qu’ils vont lire le livre et vont en tirer quelques conseils pour les mettre en place. Ca a été une super expérience, si c’était à refaire je le referai. J’espère qu’on ne l’aura pas fait pour rien. Il y a avait la relation humaine pendant les débats, des sujets super intéressants.

Laura Fritsch

Laura Fritsch

19 ans en 2017

Formation d’accès aux codes de l’entreprise avec Apprentis d’Auteuil puis bénévolat à la Maison des familles de Mulhouse. En service civique à la Mecs Saint-François d’Assise à Strasbourg.

« Auparavant, j’ai passé un bac STMG ressources humaines. Aujourd’hui, j’ai un beau projet : passer en alternance un diplôme de technicienne d’intervention sociale et familiale (TISF). Je suis partie de loin et je pense que j’ai bien évolué. La rencontre d’Apprentis d’Auteuil et cette démarche m’ont surtout permis d’avoir confiance en moi, de voir que je n’étais pas seule, que des gens sont là pour nous guider et nous donner un coup de pouce… J’ai pris beaucoup de recul et j’aime bien dire qu’il faut s’accrocher et donner de la volonté même s’il y a des difficultés. Je garde en moi une phrase qui me permet d’avancer : « Oser, c’est vouloir et vouloir, c’est pouvoir. » Ces difficultés m’ont appris à oser aller vers les gens, car je suis très timide au départ.

Ce livre a été écrit grâce à l’union de beaucoup de personnes. Je voudrais vous dire de croire en ces personnes, de croire aux mots qui sont dedans, aux valeurs et à l’humanité qui s’en dégage, en cette force-là. Et une fois qu’ils auront lu ce livre, de le partager, de débattre des idées avec leurs proches…

Sur le contenu du livre, je voudrais que les gens retiennent un mot, faire confiance ! C’est un livre qui a été travaillé avec le cœur. Faites confiance aux idées qu’il porte, parce qu’elles ont été mûrement réfléchies.

J’aimerais que la personne qui lira ce livre essaie de ressentir ce qu’il y a derrière et se dise : « Ils ont pu faire cela tous ensemble, alors pourquoi, moi, je ne pourrais pas participer ? » Être ensemble, c’est une des seules choses pour moi qui peut nous faire avancer.

Laura Tellier

Laura Tellier

17 ans en 2017

Depuis un an et demi à la Mecs Joseph Wresinski, à Creil.

« Je suis partie en foyer en 5ème. J’ai fait cinq foyers différents et je n’ai pas eu le temps d’être scolarisée. Quand on est en foyer d’urgence, on ne peut pas être scolarisé car on va de ville en ville. L’ASE a mis un an pour me trouver un foyer fixe. C’est à Creil que j’ai pu me poser. J’ai été en apprentissage et je suis maintenant en recherche d’une formation petite enfance et aide à la personne.

Au foyer, on a eu un atelier sur des thèmes comme famille et protection de l’enfance, ou politique, engagement et solidarité. Cela m’a intéressée parce que ce sont des sujets importants qui nous concernent et sur lesquels on ne nous interroge jamais. De notre côté, on est beaucoup à se plaindre et on ne fait rien. Là, on avait la possibilité de se faire entendre sur des choses qui peuvent changer la société. L’occasion était à saisir ! Et même si cela ne fonctionne pas, il ne faut pas lâcher ! Donner la parole aux jeunes et à d’autres, aux gens qui sont passés par des moments difficiles, même si en apparence ils n’ont pas de problèmes, c’est super bien, car ils ont des choses à dire pour simplifier ces problèmes.

J’espère que cette démarche fera prendre conscience de certaines choses, par exemple que les adultes ne peuvent pas toujours décider à la place des jeunes. J’espère que nos paroles seront prises en compte et que ce ne sera pas un livre que les gens mettront sur le coin de la table sans rien en faire. Les jeunes ont des choses à dire sur l’aide sociale à l’enfance, sur la solidarité… »

Moussa Djata Keita

Moussa Djata Keita

19 ans en 2017

Ancien mineur non accompagné, originaire de Guinée Conakry, arrivé à 17 ans aux établissements Notre-Dame (28). Titulaire d’un CAP installateur thermique. Son Contrat jeune majeur a pris fin. En attente d’un travail, d’un logement, d’un statut de résident, condition sine qua non pour travailler.

« J’ai passé deux ans merveilleux au château des Vaux. Ils m’ont appris beaucoup de choses : la politesse – les s’il te plait, les bonjour, les merci – (car je viens d’une zone où ce ne sont pas les mêmes manières), la citoyenneté, l’intégration à la française. J’y ai eu un bon parcours : je me suis impliqué comme délégué du lycée, comme membre de la chorale Bâtisseurs d’espérance.

Quand les études sont finies, on a du mal à s’insérer dans la vie active, c’est très difficile. Pour les étrangers, encore plus : pas de relations, pas de carte de résident, l’accent, les façons différentes… Ce livre, je voudrais que tout le monde le lise ! Qu’on comprenne ce que nous vivons et ce qu’on veut, nous les jeunes. Nous ne venons pas des mêmes lieux, on n’a pas vécu les mêmes choses, et pourtant les difficultés se recoupent un petit peu. On veut tous un avenir. Nous avons tous envie d’être de bons citoyens et de travailler. Nous avons envie de grandir et qu’on nous aide à grandir. »